In Memoriam Bruno Le Floc’h

2004 © Télégramme

C’est avec une immense tristesse que j’apprends la disparition de cet auteur de talent. J’ai appris à le connaître lors de nos nombreuses discussions en salon. Cette année à Quimper, j’ai longuement devisé avec lui de l’art, de la peinture, de la Bretagne qu’il aimait profondément, de la Tunisie, une autre terre qu’il affectionnait beaucoup, de ses années d’animateur 2D et de la vie en général…

Ses propos mesurés et humanistes me reviennent à l’esprit en écrivant ce petit texte en sa mémoire… Il aimait son métier, transmettre des émotions et du plaisir à travers ses dessins. Un autre grand monsieur de la bande dessinée nous quitte trop tôt au moment où la grande tempête souffle sur notre confrérie bien malade du fait d’une bande de pirates qui a choisi de mener cette forme de littérature atypique au fond du gouffre. Bruno aimait la BD et il manquera sûrement et sincèrement à toutes celles et ceux qui partagent cette même passion.

Bon vent l’ami !

It is with great sadness that I learned of the death this talented author. I got to know him during many discussions in comics conventions. In Quimper this year, I unscrewed length with him about art, painting, Brittany he loved deeply, Tunisia, another land he was very fond, about of his years of 2D animator and life in general …

About his humanistic come to my mind when writing this short text in his memory … He loved his job, convey emotions and pleasure through his drawings. Another gentleman of comics left us too soon when the big storm blowing through our brotherhood very ill due to a band of pirates who chose to conduct this atypical form of literature into the abyss. Bruno loved comics and surely missed and sincerely all those who share the same passion.

Godspeed my friend!

6 réflexions au sujet de « In Memoriam Bruno Le Floc’h »

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  3. IL EST PLUS QUE TEMPS DE RENDRE L’EDITION A CEUX A QUI ELLE APPARTIENT : LES INTELLECTUELS. N’Y VOYEZ AUCUNE PRETENTION. SIMPLEMENT, NOUS AVONS DEJA CONFIE LA POLITIQUE AUX ECONOMISTES ET AUX COMPTABLES – ON CONNAIT LE RESULTAT – ARRETONS DONC DE CONFIER LA LECTURE AUX MARCHANDS DU TEMPLE QUI, SOUS COUVERT DE VULGARISATION, DE DEMOCRATISATION, SURPRODUISENT POUR S’EN FOURRER PLEIN LES POCHES ET PRENNENT AINSI LES RENES D’UN METIER, D’UN ART EN EN CHANGEANT LES CRITERES DE GOUT, D’INTELLIGENCE, DE FINESSE, POUR LEUR SUBSTITUER CEUX DE LA VULGARITE, DE L’INCULTURE, DU BAS-VENTRE ET DES BAS INSTINCTS ! PLUS FACILE DE VENDRE UN DRAGON QUI ARRACHE UNE COUILLE QU’UN CHALUTIER QUI PASSE À L’HORIZON. LA TELE A DEJA CONNU ÇA ! VOYEZ CE QU’IL EN RESTE : DE LA MERDE SUR LA CHAINE PRIVEE GRATUITE, UN SERVICE PUBLIC SOUS PERF, ET DES CHAINES A FRIC POUR CEUX QUI PEUVENT PAYER ( ET MEME LA, LA QUALITE DISPARAIT ! A SE DEMANDER SI LE FRIQUÉ N’EST PAS INCULTE ! JE PLAISANTE, CE N’EST PAS, HEUREUSEMENT, LE CAS OBLIGATOIREMENT).
    POUR BRUNO, NE LAISSONS PAS LES MARCHANDS FAIRE LA LOI ! CONTINUONS D’EDUQUER, DE FORMER LE PUBLIC. QUELQU’UN QUI N’A JAMAIS ENTENDU DE MUSIQUE TROUVERA LA MACARENA PLUS AGREABLE QUE LE CHANT DE LA TERRE DE MAHLER. ET POURTANT…
    BRUNO, C’ETAIT LE CHANT DE LA MER, LE CHANT DE L’ELEGANCE, DE LA PRISE DE RISQUE.
    Arnaud Floc’h

  4. Un ami a décidé de nous quitter, Bruno Le Floc’h. Après l’immense tristesse que cela a suscité chez tous ceux qui le connaissaient comme nous, maintenant j’éprouve une immense colère.
    Pourquoi ce geste ? Nous ne le saurons jamais, seul lui aurait pu nous dire ce qu’il avait au plus profond de son cœur. Mais en parlant avec bon nombre d’entre vous, une chose est certaine, c’est qu’il venait d’avoir un problème avec son éditeur : Dargaud. Il a écrit à l’un de ses amis : « Je me suis fait viré » et au Festival de St Laurent sur Sèvre « « Bonjour à toutes et tous, suite à des problèmes avec Dargaud, je renonce aux séances de dédicaces et aux salons. La mort dans l’âme.
    Merci pour vos invitations, désolé de ne pouvoir y répondre comme nous l’aurions désiré ». Nous ne pouvons pas croire que cela ne l’ait pas profondément affecté.
    Depuis seize ans que nous organisons notre salon et côtoyons un grand nombre d’auteurs, nous pouvons témoigner de tant d’histoires de ce genre. Si les auteurs ne peuvent se rebeller, nous, nous n’avons rien à perdre…nous ne sommes pas tenus par ces éditeurs sans scrupule qui ne pensent qu’à l’argent et méprisent les auteurs avec lesquels ils travaillent souvent depuis des années.
    Comment peut-on jeter quelqu’un du jour au lendemain sans aucun souci, comment peut-on proposer un contrat de misère à un auteur qui travaille depuis des années pour le même éditeur et qui lui a rapporté de quoi s’offrir une vie de rêve. Comment peut-on refuser toute évolution dans la création en obligeant un auteur à continuer une série sous prétexte de
    rentabilité ou de « nombre de titres au catalogue ». Vous avez tous entendu : « continue ce que tu fais et un jour peut-être nous verrons ton autre projet »… Ne parlons pas de ces jeunes auteurs qui travaillent pour rien, certains nous ont dit : 40 euros la planche.
    Qui s’engraisse sur votre dos ?
    Chers auteurs je pense que l’on vous traite et vous jette comme du bétail. Nous ne pouvons même pas dire que c’est au nom de la qualité, quand on voit certaines productions qui feraient mieux de ne pas paraître.
    Et oui les éditeurs ont noyé le marché pour mieux vous sous payer, pour mieux vous exploiter, pour donner l’espoir à la jeune génération tout en sachant que demain eux aussi seront jetés après un premier ou deuxième album. Ils sont tout puissants et ils ont droit de vie ou de mort sur vos créations et parfois sur vous.
    Voilà ma colère…Il est beau le monde de la BD !
    Je voudrais dire aussi à tous ces coureurs de dédicaces que j’ai souvent entendu dire en parlant de vous « ils ont de la chance, ils travaillent chez eux, ils font un métier qu’ils aiment… » : Oui effectivement mais à quel prix ? Le prix de la solitude, des doutes, des humiliations, des difficultés financières, de la remise en question quotidienne, est-ce enviable, je ne le crois pas… Tout cela mérite respect et considération. On s’insurge contre les multinationales qui licencient à tour de bras, mais ne croyez pas qu’il en soit autrement chez les éditeurs. C’est bien plus insidieux et pervers, les auteurs étant éparpillés, non syndiqués,
    non représentés, pas d’annonce de plans sociaux mais juste un revers de main pour les congédier. Si dans le monde du travail l’expérience est récompensée, pour vous, auteurs, il faut souvent, à chaque nouveau projet, redémarrer à zéro, A quel titre tous ces grands pontes de la BD, directeurs de collection et tout le cirque, se donnent -ils le droit de vous traiter ainsi…. Au titre
    du fric…sans tenir forcément compte du lectorat et de la diversité que doit offrir la culture.
    Voilà ce que je pense de vous éditeurs sans scrupule, de votre monde inhumain, qui ont contribué sans doute au départ prématuré de notre ami Bruno.

    Comme j’assume complétement mes propos, je vous demande de transmettre ce
    message à tous vos amis, auteurs ou non, pour que le départ de Bruno ne reste pas sans échos.

    merci

    Annick de Gisors

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