Catégorie : Interview

Interview confinent publiée par la No Galerie

La No Galerie avec qui je travaille depuis des années a réalisé une interview confinement publiée sur Facebook. La voici en intégralité pour ceux qui n’ont pu la lire…

Ta tenue de confinement ?
Je suis habillé en pyjama toute la journée pour travailler dans mon bureau. Cette tenue n’est pas forcément liée à la drôle de situation que nous vivons depuis près d’un mois. Je travaille chez moi depuis plus de 20 ans et, la plupart du temps, je suis en pyjama « de travail »…

Ta musique de confinement ?
Le matin quand je suis sur mon ordinateur, de la musique calme (musique baroque et musique religieuse) puis, dans la journée, si je continue de bosser sur mon ordinateur, je change de registre selon mon humeur : électro, musique arabe classique, Bach ou encore de la funk… Quand je peins je n’écoute pas de musique mais je mets des séries policières en ambiance de fond…

Ta toile préférée réalisée pendant ce confinement ?
Je suis confiné depuis le 11 mars (j’ai été opéré juste avant le confinement général) et, depuis le 14 mars, j’ai beaucoup dessiné et peint quelques toiles. Ma préférée est certainement celle de la série Tribal (40cmx30cm) avec un fond bleu-gris. Elle est à la fois joyeuse et mystérieuse…

Ta toile qui évoque le plus le confinement ?
C’est un dessin (format A3) que j’ai intitulé « Pandémia » dans lequel j’ai synthétisé ce qui nous arrive actuellement à travers des citations visuelles.

Ta question de confinement ?
Tu vas bien ?

L’endroit ou tu aurais aimé être confiné ?
Je suis bien chez moi (rires)…

Ce qui te manque le plus pendant ce confinement ?
Me rendre au café et dans mon nouvel atelier pour peindre des grands formats…

La 1ère chose que tu vas faire après ce foutu confinement ?
Aller au café et dans mon atelier terminer les grands formats en cours !

Ce que tu vas changer après ce que confinement ?
Cette question est excellente car je pense que nous tous, collectivement, nous allons devoir nous poser les vrais questions sur ce que nous voulons pour notre avenir et celui de nos enfants, de nos voisins et nos amis… Pour le moment, j’ai surtout penser à occuper mon esprit à autre chose en dessinant et en peignant car tous les événements, expositions, festivals et sorties BD qui étaient prévus entre mars et octobre ont été annulés ou reportés sine die. Autant dire, un gros coup au moral ! Cette situation m’a mis en danger professionnel (c’est la seconde fois que je connais ce genre de situation depuis que je vis de mon art) : je pense que je vais redéfinir ma manière de travailler, mes collaborations futures et sûrement m’éloigner des personnes « toxiques » que je tolérais par gentillesse… Il faut grandir après ce genre d’épreuve et passer un nouveau cap. Je suis de nature optimiste et je compte bien profiter de cette retraite « forcée » pour en sortir plus fort et plus créatif.

Une pensée à toutes celles et ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à combattre cette pandémie.


Vous pouvez acheter des dessins, des customs ou encore des peintures en visitant les galeries en ligne qui suivent : Art Sy, Artmajeur, Artsper, Singulart, Kazoart et We need art.

You can buy drawings, customs or paintings by visiting the following online galleries: Art Sy, Artmajeur, Artsper, Singulart, Kazoart et We need art.

Interview sur We need art!

Flash #1 – Tarek

Rencontre avec moi lors de l’UAJ #5.

Mes toiles disponibles chez WE NEED ART

Je participe à l’aventure WE NEED ART, site internet dédié à l’art urbain, sur lequel mes toiles sont disponibles à l’achat.

Interview Tarek en juin 2015 #2

Un film réalisé par Thibault Izoret Masseron à la galerie Philippe Gelot en juin 2015. Réalisation : Thibault Izoret Masseron
Montage : Pegasus & Co
Musique : Sharks in a Fishbowl avec leur aimable autorisation

Interview Tarek en juin 2015

Un film réalisé par Thibault Izoret Masseron en juin 2015.
Réalisation : Thibault Izoret Masseron
Montage : Pegasus & Co
Musique : Sharks in a Fishbowl avec leur aimable autorisation

Interview réalisée pour Superposition

18318956_1175726952554969_7254545824461340724_oTon parcours en quelques mots ?
Très jeune, j’ai eu une envie d’écrire des livres mais aussi dessiner des histoires. Pour le coup, j’ai consacré tous mes efforts et mes apprentissages dans ce sens. Quand le graffiti arrive à Paris au début des années 80, je me sens tout de suite concerné par ces écritures « étranges » sur les murs puis je commence à taguer vers 1985, ce qui va changer ma vie puisque de cette pratique « illégale » va naître mon livre Paris Tonkar publié en 1991. Un premier pas dans l’édition… Mais aussi ma pratique de la peinture avec une première exposition en 1992 à l’espace Chapon lors de l’événement « Paris graffiti ». La bande dessinée arrive plus tard en 1999 : je deviens scénariste à temps plein ! J’ai également une formation universitaire à la Sorbonne en histoire médiévale et en histoire de l’art : des bases solides pour travailler et apprendre à apprendre.

Pourquoi le street-art ?
Tout simplement parce que j’aime créer des œuvres dans la rue avec ce sentiment d’y laisser une trace ou une création qui, par nature, est éphémère : collages ou murs. En outre, j’aime aussi l’idée de me dire que je mets des couleurs dans la rue grise et sans âme. L’art de rue est d’abord un moment d’échange avec les gens et c’est aussi un espace où tout est possible pour l’art : photographie, installation, collage, muralisme et audiovisuel. Je considère la rue comme un des supports possibles pour ma création. J’adore peindre devant des gens car la communion qui s’installe lors de ces réalisations ajoute une part mystérieuse et éthérée à ma vision du monde que j’aime retranscrire sur un support défini.

P1590837Comment définirais-tu ta « patte », ton univers ?
Je suis un ardent partisan du Beau et de la couleur. Celle-ci est très présente dans mon travail tout comme le symbolisme. Un jour, un critique d’art américain a défini mon travail en peinture comme suit : « Il y a du Keith Haring dans votre travail tout comme du Basquiat mais ce n’est ni du Haring, ni du Basquiat mais du Tarek ! »… Je pense qu’il avait mis le doigt sur ma vision de l’art qui reprend celle de ces deux excellents peintres : ma peinture est à la fois populaire mais sans concession, très cérébrale et réfléchie mais accessible, authentique et universelle, brute mais construite. Elle aussi complexe que ma personnalité traversée par de nombreux questionnements et des identités multiples. La bande dessinée, le graffiti, la calligraphie, le pop art, la figuration narrative et le symbolisme sont les ferments de ma production picturale.

Quelles sont tes inspirations ?
Mes références sont multiples et en dresser une liste exhaustive à la Prévert ne pourrait donner qu’une idée parcellaire de mes sources d’inspirations. Je pense qu’un souffle intérieur guide ma main sur la toile et me permet de réaliser ce qu’il y a de plus profond dans mon for intérieur. J’apprécie l’art pariétal, le vaudou et les expressions artistiques traditionnelles ou primitives. Je suis curieux et tout ce qui peut m’apporter une richesse supplémentaire dans mon imaginaire, je le prends puis le case dans un coin de ma tête. Mon peintre favori est Kandinsky…

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Quelles sont tes obsessions ?
La rigueur et l’envie de bien faire en allant jusqu’au bout des choses…

Trois adjectifs qui te définissent / définissent ton travail ?
Sincérité, jovialité et régularité.

Est-ce que tu es plutôt un oiseau de jour ou de nuit ?
Un hibou.

Pourquoi avoir choisi ce médium / ces médiums ?
Je n’ai rien choisi mais ils ont décidé de faire partie intégrante de ma vie : la photographie, la peinture, la calligraphie, l’écriture et le muralisme sont des facettes de ma personnalité. En quelque sorte des manifestations de mon être.

Peux-tu me parler de l’écriture ?
C’est une discipline qui nécessite de la rigueur et de la constance. Dans un monde où la médiocrité est devenue la règle, seule l’art d’écrire permet de reconnaître ceux qui travaillent. On ne peut guère mentir lorsque l’on se retrouve devant la page blanche. L’encre est une amie pour les véridiques et un poison pour les hypocrites.

Que vas-tu exposer à la Galerie Superposition ?
Une sélection de mon travail actuel avec des œuvres accessibles en terme de prix pour que tout un chacun puisse acquérir de l’art naturellement.

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Quel message veux-tu porter dans tes œuvres ?
J’aime à penser que mon message de paix, d’amour et de joie touche les gens… Je ne suis pas forcément attiré par le côté sombre de l’Homme ou de la société et cela se ressent dans mon travail. Il m’arrive d’être sombre et dur mais c’est avant tout pour montrer les travers de notre monde. Je déteste l’injustice et l’intolérance.

Est-ce que tu te définis comme étant un artiste engagé ?
Non. Je ne suis pas un artiste engagé mais un citoyen engagé. L’art est par essence un engagement quand on le vit tous les jours comme une recherche de la liberté.

Quels sont tes rêves et tes projets ?
J’ai fait un rêve, celui de peindre un jour avec des artistes de tous les continents un mur qui n’aurait ni commencement ni fin, sur lequel nous laisserions un message d’amour et de paix.

Exposition Akkanobi de Tarek

Souhaites-tu me parler d’autres choses auxquels je n’aurais pas pensé ?
J’invite les lectrices et les lecteurs de cette interview à venir à la galerie Superposition pour y découvrir mes créations car l’art est avant tout un moment de partage et doit se vivre dans la réalité et non dans la virtualité.

Interview : Alexis Fantozzi (Trafalgar Magazine)

Pour infos :

Exposition Akkanobi de Tarek jusqu’au 15 mai à la galerie Superposition [in situ + ex situ] à Lyon.

Galerie Superposition
11 rue Longue à Lyon
Ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 19h00.

Interview de Tarek à la Galerie Superposition

Exposition Akkanobi de Tarek du 12 avril au 15 mai à la galerie Superposition [in situ + ex situ] à Lyon.

Akkanobi // peintures, customs, goodies + les murs de la rue peints sur le thème du masque.

Galerie Superposition
11 rue Longue à Lyon
Ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 19h00.