Mois : mars 2012

Festival des cultures urbaines

Pour la 4e année consécutive, les cinq Centres d’animation du 12e arrondissement de Paris et La Maison des Ensembles, accueillent le Festival des Cultures Urbaines du 12ème, organisé par La Ligue de l’enseignement et le Claje.  ”Tolérance(s)“, “Respect“, “Mixité(s)“… sont les maîtres-mots du Festival des Cultures Urbaines, événemet qui balaie les disciplines du street-art et ses ramifications, en vous proposant concerts, spectacles, expositions, démonstrations, concours et stages, sur huit jours de programmation. Un panel volontairement éclectique, sortant des clichés trop souvent vite établis, pour une exploration haute en rythmique de ce vivier culturel en permanente évolution. Nous vous donnons rendez-vous dès le 18 mai prochain au Centre d’animation Maurice Ravel pour l’inauguration de l’édition 2012 du Festival des Cultures Urbaines, et dans les différents lieux partenaires jusqu’au 26 mai.

Tarek et Yarps exposent des peintures et réaliseront un mur lors de ce festival !


Vous pouvez acheter des dessins, des customs ou encore des peintures en visitant les galeries en ligne qui suivent : Art Sy, Artmajeur, Artsper, Bougie art gallery, Singulart, Kazoart et We need art.

You can buy drawings, customs, or paintings by visiting the following online galleries: Art Sy, Artmajeur, Artsper, Bougie art gallery, Singulart, Kazoart et We need art.

Conférence au musée Anne de Beaujeu


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Seigneurs celtes

« L’histoire se déroule durant la conquête de la Gaule dite « celtique » par les légions de Jules César (- 58 à – 50 Av. JC.). L’ouvrage a été rédigé tandis qu’il menait cette guerre et qu’il a ensuite publié à Rome, pour sa propre gloire et sa propagande, dès la fin de son proconsulat en Gaule : La guerre des Gaules. L’arrière-plan du scénario se réfère essentiellement à ce livre, même si il a été tenu compte des dernières recherches sur cette question afin d’avoir un rendu plus proche de la réalité. Cependant, le récit qui est développé s’attarde avant tout sur le parcours de six «personnalités» traversant cette époque troublée. Jules César et Vercingétorix, une espionne éduenne au service des Romains et un druide fanatique qui prêche la guerre à outrance contre l’envahisseur, un chef Arverne combattant sous les ordres de Vercingétorix et un général romain proche du parti sénatorial qui obéit à César, mais ne partage pas ses desseins.
En outre, l’histoire montre la relation particulière entre César et Vercingétorix : ils sont amis et alliés (tome 1, « Caius Julius Caesar ») puis la situation dégénère entre les deux hommes pour finir par les transformer en rivaux acharnés pour qui le pouvoir suprême est la chose la plus importante (tome 2, « Vercingetorix »). La victoire ou la mort car ils n’ont aucune autre issue au duel qui les oppose.
….
Fiction et réalité, mythe et légende se mêlent pour donner une bande dessinée qui permet de revivre une aventure exceptionnelle menée par un homme qui a marqué l’histoire de l’humanité. »

Exposition “Writing” à Brest

Cette exposition présente le travail d’un collectif d’artistes parisiens, rennais et brestois, mêlant les univers du street art, du graffiti et des comics.

This exhibition presents the work of a collective of artists in Paris, Rennes and Brest, blending the worlds of street art, graffiti and comics.

Pourquoi WRITING ? L’idée de montrer les différentes formes d’expression artistique urbaine m’est venue le jour où j’ai réalisé que la plupart des gens appréciaient cet art dès lors que l’on prenait la peine de leur expliquer à travers des oeuvres accessibles. Writing, c’est aussi le terme pour désigner ceux qui font du graffiti. C’est aussi l’écriture, le tag, le graff, le pochoir, le gravage, le graffiti.

Why WRITING? The idea of showing the different forms of urban artistic expression came to me the day I realized that most people appreciate the art when you took thetime to explain through works accessible. Writing is also the term for those who do graffiti. It’s also writing the tag, graffiti, stencil, etching, graffiti. 


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Venus project

Dans la salle où sont entreposés les bustes : j’ai choisi le mien assez rapidement !

In the room where the busts are stored: I decided pretty quickly!

Charlotte qui s’occupe du projet discute avec un autre artiste qui vient récupérer un buste.

Charlotte in charge of the project discussed with another artist who comes to pick a bust.

Le buste que j’ai peint exposé à Spacejunk.

The bust that I painted exposed to Spacejunk gallery.

Posca et acrylique sur buste en plâtre
Artiste : Tarek
Année : 2010 // Collection privée

Posca and acrylic on plaster bust
Artist: Tarek
Year: 2010 // private collection

Venus project // galerie Spacejunk à Lyon en 2010 0 / Venus project // Projet artistique pour aider une association qui aide les femmes ayant eu le cancer du sein.

Art project to help an organization that helps women with breast cancer // Spacejunk gallery in Lyon, France, in 2010.

Le catalogue à consulter / to consult the catalogCatalogue Venus


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Venus II project

Posca et acrylique sur buste en plâtre
Artiste : Tarek
Année : 2011 // Collection privée

Posca and acrylic on plaster bust
Artist: Tarek
Year: 2011 // private collection

Seins // Nichons by TarekSeins // Nichons by TarekSeins // Nichons by TarekSeins // Nichons by Tarek

Venus II project // galerie Spacejunk à Lyon en 2011 puis vente aux enchères à Villeurbanne en 2012 / Venus II project // Spacejunk gallery in Lyon in 2011 and then auctioned off at Villeurbanne, France in 2012.

Projet artistique pour aider une association qui aide les femmes ayant eu le cancer du sein / Art project to help an organization that helps women with breast cancer.

Le catalogue à consulter / to consult the catalogCatalogue Venus II


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Interview de Tarek par Elise Ruiba

La rue comme « plus grande galerie d’art du monde » ça vous parle ? Ou vous n’adhérez pas à cette idée ?
Cela me parle un peu… Mais guère plus ! Je ne pense pas que la rue soit un lieu équivalent à une galerie pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, c’est un endroit qui n’est pas sûr pour ceux qui ne connaissent pas les règles inhérentes à cet espace très codifié : on ne peint pas n’importe où, n’importe comment ou sur n’importe qui sans en subir les conséquences. Ensuite, il n’y a pas que de l’art dans la rue : les inscriptions racistes ou autre, les imitateurs, les pseudos artistes, les collages publicitaires, la publicité… Bref, tout y est possible : le meilleur comme le pire ! Enfin, la rue n’est pas forcément le lieu approprié pour toutes les pratiques artistiques urbaines… Les friches industrielles, les catacombes, les voies désaffectées, la petite ceinture, les terrains vagues me semble plus souvent être des endroits plus propices à la création et, par bien des aspects, se rapprochent de la galerie comme lieu recevant un artiste et une œuvre. Personnellement, je pense que la rue est le plus grand terrain de jeu ! Je l’ai toujours pensé ainsi : lorsque je colle mes « Men at work » ou mes « Girls in the city », je m’amuse et je l’offre aux regards de ceux qui prendront la peine d’être attentifs à leur environnement. Je ne le fais pas avec cette idée de l’exposer dans la plus grande galerie du monde. Just for fun ! Parfois, je me dis que la plus grande galerie du monde c’est plutôt Internet  !

Paris Graffiti, espace Chapon, 1992 // Paris

Pensez-vous qu’on peut considérer l’art urbain comme un « don » de soi à la rue et aux passants ? J’entends par là qu’un artiste de rue ne chercherait pas de contreparties (être exposé en musée, acquérir une certaine « notoriété ») si ce n’est la reconnaissante d’inconnus ?
Pas vraiment… C’est avant tout une pratique artistique qui intègre deux notions fondamentales : l’éphémère de l’installation et la gratuité. Forcément, cela génère de la notoriété si l’œuvre plait car la probabilité d’être vu est plus grande que dans une galerie, si les installations sont belles et bien situées, si l’artiste communique avec intelligence, s’il y a du fond dans la forme (pour le coup, il faut avoir une forme qui permette au fond d’être bien mis en valeur). Enfin, l’émotion que suscite l’œuvre est primordiale car l’art urbain oblige l’artiste à avoir un rapport direct avec les passants. Un rapport bref mais qui doit marquer les esprits. 

Meo TCG COP

Doit-on forcément passer par une institutionnalisation pour faire reconnaitre un art ? Et s’il ne s’agit pas de reconnaissance, pour pouvoir l’ancrer dans l’histoire de l’art, laisser des traces ?
Non ! Le Hip-Hop, dernier mouvement artistique du 20e siècle, a fini par s’imposer en France malgré les réticences du ministère de la culture et de tous les tenants d’une culture élitiste qui de temps en temps faisaient mine de se préoccuper des envies du peuple ! C’est le public et les artistes qui portent leur art depuis des années qui ont permis à cette expression artistique multiple de marquer son temps puis l’histoire de l’art… En outre, dans les institutions et parmi certains « notables de la culture », il se trouve des personnes qui ont su aider cette contre-culture naissante pour toutes sortes de raisons personnelles ou tout simplement par calcul sur le long terme.

Présent dans l’espace public, à la portée de tous, l’art urbain touche tout le monde et fait donc connaitre les travaux des artistes de manière simple et efficace. C’est aussi une manière de faire passer des messages, revendiquer des opinions. Quelle est, selon vous, la place des idées dans l’art urbain ?
Je ne suis pas convaincu que l’art urbain soit vecteur de conscience politique, à l’instar des Dada ou des Surréalistes ! Certains artistes comme Banksy (Royaume-Uni) ou JBC (France) font passer des messages à travers leurs installations… Ils sont assez rares ! Cependant, de plus en plus d’artistes « urbains » acceptent volontiers de mettre leur savoir-faire aux services de causes justes et humanistes, mais ils le font au titre de citoyen-artiste et pas uniquement dans une démarche globale d’artiste. En ce qui me concerne, la rue est avant un lieu où je m’amuse. Il m’arrive de participer à des événements citoyens comme la journée pour l’égalité des droits avec Act Up mais mon opinion politique et ma vision philosophique, on peut les retrouver dans mes livres ainsi que dans certaines de mes peintures. La rue nous oblige à être rapide, simple et efficace et je ne veux pas simplifier ma pensée, utiliser un slogan pour faire « tendance », ni réduire mes idées à deux ou trois images « faciles » pour toucher le grand public. En cela, je pense que Banksy est un artiste unique en son genre !

Fait-on une œuvre pour dire quelque chose ou dit-on quelque chose à travers son œuvre ?
Oui, mais cela concerne l’art en général et pas uniquement les arts de rue ! En même temps, toute forme d’art ne porte pas forcément un message.

Que pensez-vous de l’expression d’«artiviste» utilisée par JR ?
Sans intérêt, pas plus que le terme de pressionnisme pour le graff… Pourquoi inventer un mot alors que des termes existent (en français et en anglais) et qu’ils peuvent convenir. Ou alors est-ce une forme de marketing pour masquer un vide intellectuelle ! Le terme « nouveau » est assez souvent utilisé pour masquer la médiocrité et vendre ensuite sa « soupe » comme la chose qu’il ne faut surtout pas rater. Je pense qu’il faut d’abord faire avec conviction, cœur, force et sans se mentir puis approfondir ce que l’on pense être bon… Catégoriser l’art est une manière de mieux le réduire à sa fonction et non à son essence !

Selon vous, exposer dans la rue signifie un rapprochement vers la population ?
Non, pas du tout. La plupart du temps, les gens ne s’y intéressent pas par manque d’informations et de curiosité. TF1 est la chaîne TV la plus regardée en France, ce n’est pas Arte…

Nouer ce lien social est-il intrinsèque aux valeurs du street art en général (un réel engagement de la part de l’artiste, de l’art de l’action) ?
Il n’y a pas de lien… Ou si peu.

Peut-on parler d’une réelle « foi sincère en l’humanité » commune aux artistes urbains (ou serait-ce trop idéaliste) ?
C’est une vision utopique pour le moment. La rue n’est pas un lieu tendre et ceux qui la pratiquent se sont assez souvent endurcis. Humanisme et street art (au sens le plus large possible, englobant aussi bien le tag, le graff que le pochoir ou le collage) ont des visions et des buts antinomiques.

De manière plus générale, peut-on dire que le street art éduque le regard du passant spectateur ? 
C’est certainement le cas dans les très grandes métropoles comme Lyon, Paris, Berlin ou Londres. Je pense qu’Internet joue un rôle encore plus grand !

Selon vous, comment peut-on expliquer l’explosion de l’art contemporain urbain dans les années 2000 ?
La maturation des premières générations de graffeurs, l’envie de vivre de son art et peut-être aussi le besoin du public d’avoir accès à une forme artistique qui lui parle et qui fait partie intégrante de son milieu.

Before pasting in San Francisco, CA

Interview de Tarek par Elise Ruiba, étudiante en Master // Histoire de l’art // Photographies de Tarek


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In Memoriam Moebius

Au moment où j’apprends la disparition de Moebius, un souvenir très fort envahit mon esprit… A l’époque où j’habitais encore Malakoff, commune des Hauts de Seine où j’ai passé une grand partie de ma vie, je ne pouvais imaginer si proche le grand maître, celui qui m’a donné envie de dessiner des lettrages en forme de nuages, celui qui m’a montré à quel point la BD pouvait être onirique et de qualité narrative tout en restant simple… Bref, Moebius habitait à 400 mètres de chez moi et je ne le savais pas jusqu’à ce que mon premier album sorte en 2000 !

Je reçois mes exemplaires auteurs et des amis de ma famille souhaitent le voir pour me féliciter (ils sont musiciens). Je décide donc de les retrouver un soir pour leur montrer ma première bande dessinée (et bien sûr leur offrir un exemplaire !). Nous buvons un café quand soudain Paule, la maîtresse des lieux, me dit : « Tarek, tu sais notre voisin fait le même métier que toi ! ». Etonné, je la questionne pour en savoir plus, pensant qu’il s’agit d’un auteur débutant comme moi. Et elle ajoute : « Cet été, il a fait des travaux et les ouvriers ont fait beaucoup de bruit… Pour se faire pardonner, il nous a offert une planche de dessins… » Je la coupe aussitôt pour lui demander le nom de cet inconnu. Elle me dit en souriant :  » Il a un nom bizarre… Mobus ou plutôt Mobis… » Là, je suis scotché au canapé et lui lance « Moebius ! »… Elle me rétorque :  » Oui, c’est bien ça ! Il est sympa et franchement il dessine bien. »
Nous continuons de deviser et, juste avant de partir, elle me propose d’aller le voir… Je décline cette invitation, trop impressionné pour oser le rencontrer, même si j’ai tant de choses à lui demander…
Quatre and plus tard, je n’habite plus à Malakoff mais en province. Je suis invité dans un salon à Buc. Moebius est l’invité d’honneur. En fin de journée, je vais le voir avec mon Surfer d’argent, Arzach et Le Garage hermétique sous le bras : une personne travaillant dans une maison d’édition me voyant me diriger vers lui me lance : « Monsieur Giraud ne dédicace que le dernier Blueberry !! » Je lui dit tout calmement que je ne suis pas amateur de cette série et que je souhaite rencontrer Moebius (je l’appelle ainsi car je n’ai lu que les BD de Moebius !) ; celui-ci remarque ma présence et je lui dit en souriant que j’ai grandi près de chez lui ! Son regard change et il se met à taquiner le « sbire » qui faisait barrage puis il me propose de le rejoindre… Nous discutons de la vie et des choses les plus ordinaires qui soient (un moment unique) puis j’ose et lui demande des dédicaces sur tous mes albums. Il me dit en souriant : « ouf, tu es le premier de la journée qui me demande des dédicaces sur ces BD! »… Un surfer d’argent, une étoile puis un sergent… Je repars heureux avec mes albums, fier de cet instant privilégié passé avec lui à ne pas parler de BD mais de musique, de livres et de nous, tout simplement…
J’imagine qu’il est en train de dessiner là où il est…

Bon voyage et merci encore !

In the days when I still lived in Malakoff, town of Hauts de Seine (France), where I spent a large part of my life, I couldn’t imagine the great master so close to home, one that made me want to draw lettering in bubble style, the one who showed me how comics could be and dreamlike narrative quality while remaining simple. Anyway, Moebius lived 400 meters from home and I did not know it until my first album was released in 2000!
Friends of my family want to see my comic to congratulate me; they are musicians! I decided to find them one evening to show them my first comic book and of course give them a copy! We drink coffee when suddenly Paule, the hostess, said: « Tarek, you know our neighbor does the same job as you! » Astonished, I question her for more, thinking he is a writer beginner like me. And she adds: « This summer, workers have a lot of noise during construction in our neighbor… To be forgiven of buit caused by work, he gave us drawings. » I cut immediately to ask him the name of the unknown. She said with a smile: « It has a weird name: Mobus, perhaps Mobis? » There I am amazed and suggested the name: Moebius. She retorts: « Yes, that’s right! It is nice and frankly it draws well. » We continue to converse and, just before leaving, she suggests I go see him. I decline that invitation, too impressed to dare meet him, although I have so much to ask. Four years later, I no longer live in Malakoff and I am invited into a comics convention: Moebius was the guest of honor. By late afternoon, I have my « Silver Surfer », « Le Garage Hermétique » and Arzach tight under my arm. A person working in a publishing house saw me coming towards him to Moebius. He said: « Mr. Giraud does not sign his other comics only that comics Bluberry! « I said to him calmly that I am not a fan of this series and I want to meet him. Moebius sees me and I said to him, smiling that I have grew up near his home! His look changed and he began to tease the « thug » who was the dam and then he offered me to join him… We are discussing life and the most ordinary things that are and then I dare ask him for dedications on all my albums. He said with a smile: « phew, you’re the first of the day asking me for autographs on these comics! »… A silver surfer, a star, then a sergeant… I leave happy with my albums, proud of this moment privileged spent with him not to talk about comics but music, and books… I guess he is busy drawing where it is… 

Bon Voyage and thank you again!